lundi 24 juin 2013

Arcade: Jalons pour un premier bilan de la grève

Bulletin n° 45 27/2/03 Numéro spécial sur l’accord de fin de grève à Arcade, avec un pre­mier bilan

La grève s’est ter­minée par la signa­ture d’un accord « confi­den­tiel », qui res­tera entre les mains des avo­cats sans avoir été donné aux grév­istes, les­quel­les ont seu­le­ment signé un ave­nant à leur contrat de tra­vail. Cette confi­den­tia­lité montre à quel point Arcade craint que les rés­ultats obte­nus n’inci­tent d’autres sala­riés à suivre leur exem­ple. Nous recons­trui­sons donc ces rés­ultats à partir de docu­ments pré­cédents et des infor­ma­tions trans­mi­ses ora­le­ment par les grév­istes. En voici une syn­thèse :

Les caden­ces - qui étaient le point cen­tral du conflit - sont ramenées à 4 cham­bres par heure dans les hôtels Etap, à 3,25 dans les hôtels Ibis, à 2,50 ou 3 (selon le type de cham­bre) dans les hôtels Mercure, Novotel et Suite hôtel et à 1,9 (double) ou 2 (simple) dans les Sofitel. (Les cou­loirs sont exclus de la charge de tra­vail). Ces nou­vel­les normes ont été consi­gnées dans le « pro­to­cole d’accord d’entre­prise » du 15.1.03 et déc­oulent direc­te­ment des conces­sions faites par la direc­tion d’Accor en fin d’année. Concessions qui se sont aussi tra­dui­tes par la signa­ture avec les orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les du groupe, le 3 déc­embre, d’un « pro­to­cole sur l’orien­ta­tion des condi­tions de recours à des entre­pri­ses extéri­eures de net­toyage » par lequel Accor reconnaît de fait sa res­pon­sa­bi­lité dans les condi­tions faites aux sala­riés de ses sous-trai­tants. Rappelons que ce der­nier pro­to­cole enté­rine le prin­cipe d’un rap­pro­che­ment des condi­tions de tra­vail des sala­riés des entre­pri­ses sous-trai­tan­tes de celles des sala­riés directs du groupe et sur­tout du paie­ment de toutes les heures de tra­vail effec­tuées par les sala­riés de la sous-trai­tance, avec un droit de contrôle accordé aux syn­di­cats. Il y est aussi ques­tion de mettre en place une for­ma­tion pro­fes­sion­nelle, d’équiper les per­son­nels de tenue de tra­vail, de mettre à dis­po­si­tion des locaux pour les repas, équipés de four à micro-onde et de frigo.

Tous les contrats de tra­vail sont portés à 130 heures men­suel­les. Les 7 grév­istes licen­ciés pour fait de grève sont réintégrés (le hui­tième licen­cié a déjà fait l’objet d’une mesure de réint­égration). Les pour­sui­tes judi­ciai­res et les deman­des d’astreinte sont annulées. Toutes les sanc­tions sont levées. Une prime de chan­tier est accordée, y com­pris aux non-grév­istes, pour les sites tou­chés par la grève. Une indem­nité de com­pen­sa­tion des jours de grève est versée à l’ensem­ble des grév­istes, équi­val­ente à envi­ron 35 % des salai­res sur douze mois. Cette indem­nité est libre de toutes char­ges socia­les et non impo­sa­ble, mais ne don­nera sans doute pas droit à des points de retraite. Les grév­istes ont décidé de la par­ta­ger entre elles de façon éga­lit­aire.

Sur toutes les reven­di­ca­tions des grév­istes, il y a donc eu des avancées sub­stan­tiel­les. Sur la ques­tion cru­ciale des caden­ces et sur celle des temps par­tiels imposés, la vic­toire n’est certes que par­tielle, mais il n’en reste pas moins que sur tous les points l’employeur a bel et bien dû céder.

Nous sommes cons­cients que les avancées obte­nues par la grève auront besoin d’être déf­endues pied à pied par les sala­riés sur leur lieu de tra­vail, et qu’il leur faudra faire preuve de beau­coup de vigi­lance pour éviter que le ter­rain gagné ne soit repris par l’adver­saire. Pour cela, il faudra que les acquis de la grève soient connus et s’étendent à tous les autres sala­riés.

En ce qui nous concerne, nous pen­sons que, si l’on veut com­pren­dre le sens de l’expéri­ence du col­lec­tif de soli­da­rité et de son rap­port aux grév­istes, il faut éviter que les cartes soient brouillées par tous ceux qui aime­raient s’attri­buer les mérites de la vic­toire. C’est pour­quoi nous essayons dès main­te­nant de poser des jalons pour un bilan.

Cette lutte a démarré avec le sou­tien du syn­di­cat SUD. Sans cet appui du syn­di­cat à ses mem­bres qui avaient débrayé, cette grève n’aurait sûrement pas existé. L’aide finan­cière apportée par le G10 Solidaires a été indis­pen­sa­ble. Et sans la ténacité des grév­istes, qui ont gardé le contrôle de leur propre lutte durant douze mois, rien ne serait arrivé.

Si la grève n’est pas par­ve­nue à s’étendre, c’est certes à cause de la peur et du climat de chan­tage qui domine dans le sec­teur du net­toyage (et à Arcade en par­ti­cu­lier), mais aussi à cause du véri­table cordon sani­taire orga­nisé par la CGT du net­toyage, qui a « déc­ouragé » acti­ve­ment les autres sala­riés d’y pren­dre part. Arcade a choisi de lais­ser pour­rir le conflit, misant sur l’iso­le­ment et l’épui­sement des grév­istes, et Accor a long­temps cher­ché à en nier tout sim­ple­ment l’exis­tence.

Durant les trois pre­miers mois, la grève est gérée sur un mode syn­di­cal clas­si­que : elle est menée avec beau­coup d’acti­visme, mais comme l’affaire d’une cha­pelle syn­di­cale (SUD Propreté et Services), les autres indi­vi­dus et grou­pes sui­vant éventu­el­lement, mais n’étant pas asso­ciés de façon active. Vers la fin mai, le col­lec­tif de soli­da­rité prend le relais du sou­tien à la lutte. Pendant neuf mois, il alter­nera actions biheb­do­ma­dai­res dans les hôtels du groupe Accor et réunion heb­do­ma­daire, tout en mul­ti­pliant les ini­tia­ti­ves de popu­la­ri­sa­tion de la lutte . A partir du mois de juin, les syn­di­cats res­tent présents aux réunions du col­lec­tif, mais dès sep­tem­bre on ne les voit plus. SUD-Rail conti­nue à suivre de loin les acti­vités menées sur le ter­rain, four­nis­sant une utile aide logis­ti­que, don­nant quel­ques inter­views et assu­rant le suivi juri­di­que. Fonctions qu’il serait injuste de sous-esti­mer, mais qui res­tent acces­soi­res par rap­port au pro­blème cen­tral, à savoir faire évoluer les rap­ports de forces sur le ter­rain.

La petite inter­syn­di­cale SUD-CNT-Collectifs oppo­si­tion­nels de la CGT fait son appa­ri­tion à la mi-mai (63e jour de grève), à tra­vers un tract. C’est elle qui orga­ni­sera la mani­fes­ta­tion du 3 juillet (départ d’Abilis et arrivée au siège d’Arcade, suivie d’une inter­ven­tion des CRS), puis celle du 22 juillet (départ du siège de la CFDT, pas­sage place du Colonel-Fabien, arrivée aux tri­bu­nal des prud’hommes) ; elle par­ti­ci­pera en outre à l’action du 9 juillet place d’Italie et à la fête du 13 juillet place de la Réunion et verra sa ban­de­role fort remar­quée à la fête de l’Humanité, en sep­tem­bre. Mais au total elle aura une vie plus vir­tuelle que réelle, mar­quée par la méfi­ance entre les trois orga­ni­sa­tions par­ties pre­nan­tes. On peut donc dire qu’une fois que le col­lec­tif est inter­venu dans la lutte, les syn­di­cats ont plus fonc­tionné comme un bureau d’aide juri­di­que que comme ins­tru­ments de lutte. Et cela non sans quel­ques cafouilla­ges d’ailleurs, qui auraient pu être évités s’il y avait eu une meilleure coor­di­na­tion entre les ini­tia­ti­ves des uns et des autres.

De son côté, le col­lec­tif de soli­da­rité va, dès le mois de juin, tenter de modi­fier une situa­tion qui semble blo­quée : dans leur boîte, les grév­istes sont isolées, la grève n’arri­vant pas à s’étendre ; elles n’ont pas le sou­tien actif des milieux mili­tants (qui se bor­nent sou­vent à des mes­sa­ges de soli­da­rité et par­fois à une petite col­lecte) ; leur lutte n’a guère de visi­bi­lité, n’ayant pas de lieu phy­si­que où appa­raître (contrai­re­ment à la grève de McDo), ce qui amè­nera cer­tains à parler de « grève en per­di­tion ». Il est vrai qu’un point semble avoir été marqué lors­que le 4 juin, à la réunion du comité du groupe Accor, le PDG Espalioux énonce les prin­ci­pes d’une « charte » devant pré­sider aux rap­ports entre le groupe et ses entre­pri­ses sous-trai­tan­tes. Pourtant, il appa­raît vite qu’il ne s’agit que d’une habile opé­ration de com­mu­ni­ca­tion des­tinée à redo­rer le blason d’un groupe dont l’image « sociale » com­mence à être gra­ve­ment ternie par la divul­ga­tion de ses pra­ti­ques auprès du grand public. Et seule la ténacité des grév­istes finira par contrain­dre Accor, six mois plus tard, à passer aux actes - et à la caisse. Par la suite, il faudra en plus contrer les dis­cours annonçant la fin de la grève. Jusque dans le bul­le­tin de SUD-Rail (octo­bre 2002, n. 22) on par­lera en effet de « vic­toire annoncée », signi­fiant par là que son exis­tence même est une vic­toire et que - vu le rap­port des forces - on ne peut pas en deman­der plus. Les plus engagés sem­blent ainsi ne pas croire eux-mêmes en la pos­si­bi­lité de gagner et don­nent l’impres­sion de se conten­ter d’une vic­toire lar­ge­ment sym­bo­li­que. (En fait des diver­gen­ces d’ana­lyse et de stratégie fini­ront par appa­raître au sein de SUD-Rail, qui auront de fâcheu­ses rép­erc­ussions sur l’enga­ge­ment concret du syn­di­cat).

Qu’est-ce donc qui a changé la donne et permis à la grève de tenir d’abord et de remon­ter la pente jusqu’à la vic­toire ensuite ?

Sans fausse modes­tie, on peut dire que c’est le col­lec­tif de soli­da­rité qui a réussi à faire évoluer les rap­ports de force, défa­vo­rables au départ, en don­nant à Accor d’abord et à Arcade ensuite de bonnes rai­sons de cher­cher à clore le conflit. Comment cela a-t-il été pos­si­ble ?
- Durant l’été, on main­tient les contacts, on conti­nue à se réunir dans un contexte de démo­bi­li­sation esti­vale, à inter­ve­nir dans les hôtels, à assu­rer à tra­vers des comp­tes-rendus réguliers la conti­nuité de l’infor­ma­tion. Dès le départ on concen­tre notre action sur Accor, cible plus sen­si­ble qu’Arcade à son image de marque et donc plus à notre portée.

> A la ren­trée, on passe à la vitesse supéri­eure, tout en garan­tis­sant la conti­nuité de l’infor­ma­tion en milieu mili­tant et des actions dans les hôtels, menées par un petit noyau dur auquel d’autres venaient par­fois se join­dre de façon ponc­tuelle. On orga­nise d’abord quel­ques actions de finan­ce­ment, pour pren­dre la relève de SUD qui montre des signes d’épui­sement, puis on lance une « semaine natio­nale d’action » contre le groupe Accor, qui permet d’élargir les contacts, notam­ment avec le milieu mili­tant et les médias.
> Fin sep­tem­bre, un référé des prud’hommes très attendu par les grév­istes est rejeté. Le moral com­mence à des­cen­dre.
> Le 20 novem­bre, le procès devant les prud’hommes pour demande de réint­égration des grév­istes est reporté à la demande des avo­cats, qui invo­quent des dos­siers incom­plets. S’ensuit un moment de grave déc­ou­ra­gement, les grév­istes se sen­tant aban­données par ceux-là mêmes qui sont censés les déf­endre . Le col­lec­tif décide alors de suivre de plus près les actions juri­di­ques et de res­ser­rer les contacts avec les avo­cats. Il s’agit de remon­ter le moral des grév­istes, qui a atteint son point le plus bas, tout en fai­sant en sorte qu’elles puis­sent éventu­el­lement ren­trer la tête haute si elles pre­naient la décision de le faire. Ce sera là le plus impor­tant succès du col­lec­tif, dont tous les autres vont déc­ouler.
> Début déc­embre, la situa­tion a déjà changé, suite à une série d’actions menées contre les hôtels mais aussi à des inter­ven­tions lors de mani­fes­ta­tions pro­fes­sion­nel­les et lors de la ren­contre entre le direc­teur finan­cier d’Accor et les action­nai­res au Salon Actionaria, grâce éga­lement à un début de concré­ti­sation de la soli­da­rité inter­na­tio­nale, grâce enfin à des contacts avec les médias qui com­men­cent à porter leurs fruits. Cette remontée ne fera que se confir­mer dans la pér­iode des fêtes et en jan­vier. Le 4 déc­embre, la direc­tion d’Accor annonce la signa­ture, entre DRH et orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les du groupe, d’un « pro­to­cole d’accord sur les moda­lités de recours à la sous-trai­tance », indice clair de l’impact de nos actions sur la poli­ti­que d’Accor. Prenant prét­exte de ce texte, et à la demande expli­cite des grév­istes, le col­lec­tif écrit à la DRH d’Accor, qui répond à notre cour­rier et à qui nous finis­sons par impo­ser une entre­vue : nous essayons de lui mon­trer que lais­ser la grève durer est un mau­vais calcul parce qu’elle ne pour­rit pas, mais au contraire se ren­force, ren­contrant une soli­da­rité crois­sante - ce que vien­nent confir­mer les quel­ques actions menées à l’étr­anger et les cartes pos­ta­les de pro­tes­ta­tion qui com­men­cent à affluer à la direc­tion du groupe, ainsi que l’intérêt crois­sant des médias pour la lutte. De fait, on com­mence à obte­nir qu’Accor exerce une pres­sion sur Arcade, qui jusque-là pou­vait se sentir à l’abri : Arcade rouvre les négoc­iations après avoir, lors du CE du 15 jan­vier, entériné une baisse signi­fi­ca­tive des caden­ces, pre­mière conces­sion à la reven­di­ca­tion essen­tielle des grév­istes.
> Fin jan­vier, pour pous­ser le pro­ces­sus de négoc­iation, coincé sur la ques­tion du paie­ment des jours de grève, nous envi­sa­geons une cam­pa­gne contre les autres chan­tiers d’Arcade et com­mençons par Paris VIII, où nous avons déjà lancé en novem­bre une pétition deman­dant au pré­sident de rompre le contrat de sous-trai­tance avec Arcade, qui assure le gar­dien­nage - cela dans l’idée de faire com­pren­dre à Arcade qu’elle risque de perdre beau­coup plus d’argent que celui qu’elle refuse aux grév­istes. Parallèlement, nous met­tons à profit les contacts établis avec la CGT d’Accor : nous pho­to­co­pions son bul­le­tin pour le dis­tri­buer au per­son­nel des hôtels, tout en met­tant au verso de nos tracts un texte de soli­da­rité avec les reven­di­ca­tions des sala­riés d’Accor, afin de faire crain­dre à la direc­tion d’Accor que la grève ne devienne un exem­ple y com­pris pour ses pro­pres sala­riés et de la pous­ser à clore le conflit.

Mais quelle est la com­po­si­tion de ce col­lec­tif « hété­roc­lite » ? Des indi­vi­dus aux appar­te­nan­ces diver­ses, syn­di­qués et non syn­di­qués, voire cri­ti­ques des syn­di­cats et du syn­di­ca­lisme : mili­tants de TCP (Travailleurs, Chômeurs Précaires), d’AC !, de la Coordination des Travailleurs Précaires (CTP), de SUD, de la CNT ou l’ayant quittée, du Collectif natio­nal pur le droit des femmes, de la Fédération Anarchiste (FA). De façon plus ponc­tuelle, ont par­ti­cipé à des réunions ou des actions (ou pris des contacts avec les médias) des mili­tants d’Attac, Stop-Précarité, du CAE, de No Border (lors de la ren­contre de Strasbourg), de la CGT, de LO, de Droit Devant, des anciens de la LCR, de Partisan, etc. Sans oublier les sala­riés qui toutes les semai­nes, des mois durant, ont cotisé pour four­nir une aide ano­nyme et concrète, ceux qui ont imprimé tracts affi­ches et cartes pos­ta­les, ceux qui ont assuré la cir­cu­la­tion de nos bul­le­tins sur le Net ou créé une page consa­crée à la grève sur le site d’AC !, ceux qui ont tra­duit nos tracts en plu­sieurs lan­gues, ceux qui - ne serait-ce qu’une seule fois - sont venus nous aider devant les hôtels, et les quel­ques jour­na­lis­tes - par­fois eux-mêmes préc­aires - qui ont fait en sorte que leur média parle de la grève et que le silence soit brisé. Le nombre res­treint de ceux qui ont assuré la conti­nuité du sou­tien a évid­emment été un han­di­cap lors des actions, mais il a permis aussi que les décisions soient prises col­lec­ti­ve­ment avec le temps de dis­cus­sion néc­ess­aire, que les bilans des ini­tia­ti­ves soient régul­ièrement tirés, sans com­plai­sance mais sans que le climat fra­ter­nel s’en trouve remis en cause. La volonté de lutte a tou­jours été indis­so­cia­ble du plai­sir de se ren­contrer, de se connaître de s’entrai­der, de com­pren­dre, d’appren­dre. C’est ce climat qui a permis de conser­ver l’ini­tia­tive pen­dant plu­sieurs mois, sans se lais­ser dém­onter par les dif­fi­cultés qui pour­tant n’ont pas manqué. Nous avons tou­jours pris des ini­tia­ti­ves à la hau­teur de nos forces, sans raconter d’his­toi­res autour de nous. Nous sommes éga­lement assez satis­faits d’avoir réussi à éviter toute forme de répr­ession ou pres­que contre les mili­tants engagés dans les actions, à un moment où le climat est à l’inten­si­fi­ca­tion de l’action répr­es­sive. Enfin, nous n’avons pas mégoté notre soli­da­rité aux luttes que nous avons croisées (Maxilivres, McDonald’s, Sin et Stes, Abilis, les sans papiers, etc.), et quand cela a été pos­si­ble nous avons essayé d’impul­ser des formes de sou­tien mutuel, essayant de faire com­pren­dre autour de nous que la soli­da­rité n’est pas un cou­rant à sens unique.

Comité de sou­tien aux sala­riés et préc­aires en lutte d’Arcade, McDo, FNAC, Disney, Virgin, etc. Pour tout contact : CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris (en pré­cisant bien le mon du comité) - Chèques à l’ordre de ADC.
Arcade Contact e-mail : arca­de­so­li­da­rite@hot­mail.com Informations et docu­men­ta­tions sur la grève http://www.ac.eu.org/actu-docs/arca...

1. On peut trou­ver le détail des acti­vités du col­lec­tif en consul­tant le bul­le­tin « Infos luttes socia­les » qui a été rédigé semaine après semaine et déposé sur la page que AC ! a consa­crée à la lutte d’Arcade sur son site : http://www.ac.eu.org/actu-docs/arca...

2. Y sont notam­ment évoqués « le côté mino­ri­taire de l’action, l’iso­le­ment au sein de la pro­fes­sion, le manque de reconnais­sance des autres syn­di­cats, une faible exten­sion du mou­ve­ment ». Ces mêmes thèmes sont repris dans deux arti­cles, l’un publié par Rouge le 26 sep­tem­bre 2002 (" Arcade vic­toire « ) et l’autre, signé par D. Malvaux et publié dans SUDcam le 2 déc­embre ( » Arcade : la lutte conti­nue « ), où il est fait état des avancées enre­gis­trées par le pro­to­cole n° 4 pro­posé par Arcade et jugées insa­tis­fai­san­tes par les grév­istes. On com­pren­dra plus tard qu’il s’agis­sait d’une décision prise par un ou plu­sieurs avo­cats pour faire repor­ter le procès prud’homal sur le fond, dans l’idée d’avoir affaire à une cham­bre d’appel des référés a priori plus favo­ra­ble et de sou­met­tre entre-temps Arcade à une pres­sion juri­di­que par le biais du procès engagé pour dis­cri­mi­na­tion syn­di­cale et illé­galité des contrats de tra­vail (double clause). Mais sur le moment aucune expli­ca­tion de cette » stratégie " n’est donnée aux grév­istes ni au col­lec­tif de soli­da­rité. La déléguée des grév­istes, tenue elle-même dans l’igno­rance, se trouve ainsi un moment pres­que désavouée par les grév­istes, qui se sen­tent gagnées par un sen­ti­ment d’aban­don et de tra­hi­son.

3. « Mac Do and Co », Echanges.

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